LE DROIT A LA FORMATION,

 

 

ET A LA RECONNAISSANCE DES ACQUIS

 

 

 

1 - Exiger les moyens de se former.

 

 

La demande de formation est à l’initiative du salarié, souvent à l’occasion de l’entretien individuel annuel.

Le but de cet article est de t’éclairer sur tes droits à la formation.

 

 

Il existe actuellement trois grandes voies d’accès à la formation pour un salarié du privé :

Le PFE : Plan de Formation annuel de l’Entreprise. Y sont souvent répertoriées les formations spécifiquement métier préconisées par le responsable de service ou la direction. S’y ajoutent les sacro-saintes formations « obligatoires » qui rongent une bonne partie du budget formation ! Pour nous on recense la formation extincteurs, les risques chimiques, gestes et postures, etc.

 

 

Le DIF : Droit Individuel à la Formation. Chaque salarié bénéficie d’un crédit de temps de 20 heurs par an pour suivre une formation. Il peut l’utiliser ou le cumuler pendant 6 ans. Cette formation peut se faire durant le temps de travail, mais nos directions préfèrent qu’elle se fasse plus partiellement (le soir, le samedi, durant les congés). Dans les deux cas une allocation correspondante à 50% des heures est attribuée par l’employeur. Cette possibilité de formation hors du temps de travail s’inscrit dans la limite maximale de 80 heures par an.

 

 

Le CIF : Congé Individuel de Formation. Il prépare à tous les diplômes. Il permet au salarié, au cours de sa vie, de suivre des actions de formation professionnelle continue en dehors de celles comprises dans le PFE. Elles permettent d’accéder au niveau supérieur de qualification, de changer d’activité ou de profession et/ou de s’ouvrir plus largement à la culture et à la vie sociale. Attention les résultats du CIF et l’acquisition d’un diplôme n’ouvrent pas droit systématique à « requalification » dans l’entreprise. S’agissant le plus souvent d’une initiative personnelle l’employeur n’est tenu à rien de particulier. Le plus souvent il répondra ne pas avoir de poste à dispo à ce moment dans l’entreprise.

 

 

 

 

2 – La reconnaissance et la validation des acquis.

 

 

Le Bilan de Compétences : Par sa propre initiative chaque salarié peut fait reconnaître son expérience professionnelle. Il permet d’analyser ses compétences professionnelles ou personnelles ainsi que son aptitude et sa motivation afin de définir un projet professionnel et/ou un projet de formation. Ce bilan de compétence est pris en charge par l’employeur. Le résultat est uniquement donné au salarié qui peut choisir de la communiquer ou non à son entreprise.

 

 

La Validation des Acquis de l’Expérience: Toute personne engagée dans la vie active est en droit de faire valider ses acquis, notamment professionnels, en vue de l’acquisition d’un diplôme, d’un titre de finalité professionnelle ou d’un certificat de qualification. Il est possible par ce biais d’en obtenir tout ou partie. Cette validation est effectuée par un jury sur la base d’un dossier.

 

 

 

Ces acquis sont souvent méconnus des salariés.

N’hésite pas à nous consulter sur ce sujet.

 
 

Dernière mise à jour du site le : vendredi 12 mars 2010