SALAIRES : URGENCE !

 

Une enquête réalisée par l’institut CSA confirme l’extrême sensibilité des Français à l’égard de leur salaire !

Un très grande majorité de Français (85%) estime que son pouvoir d’achat s’est sérieusement dégradé au cours de ces dernières années. Opinion de toutes les catégories professionnelles mais renforcée pour les ouvriers et employés. Les salariés du secteur privé sont plus affectés que ceux du Public. La quasi totalité des chômeurs considère que son pouvoir d’achat s’est même détérioré.

Pour la première fois depuis 2002 (selon le CSA), la situation est telle que la question du pouvoir d’achat s’est hissée en tête des préoccupations des Français.

L’INSEE faisant régulièrement état d’une progression, une polémique s’est instaurée sur la fiabilité de son indice publié. Selon lui le pouvoir d’achat est calculé à partir de l’indice de prix à la consommation qui n’est ni un indice de dépense, ni un indice du coût de la vie. Il ne tient pas compte des structures de consommation des ménages n fonction de leur niveau de revenu. L’indice de prix à la consommation ignore les dépenses d’endettement considérées comme de l’investissement : achat d’une voiture, achat d’un logement….

59% des salariés, toutes catégories professionnelles confondues, conscients que seul les actionnaires s’en sortent bien, estiment de ce fait que leur employeur a les moyens d’augmenter les salaires.

Dans le secteur marchand notamment le profit des entreprises augmente nettement plus vite que les salaires et les actionnaires n’en sont que mieux servis.

Pendant que les salariés se serraient la ceinture en 2005 les sociétés du CAC40 ont réalisé 84,3 milliards d’euros de profit, soit +27% par rapport à 2004. Les résultas s’annoncent encore plus prometteurs pour 2006. Les profits ont déjà atteint 49,8 milliards d’euros au premier semestre (+23% par rapport à 2005).

 

La productivité du travail augmente 2 fois plus vite que les salaires.

 

La moitié des salariés gagne moins de 1,5 SMIC et 1,7 million de personnes perçoivent une rémunération inférieure au salaire minimum, soit 1000 euros nets sur une base 35 heures de travail hebdomadaire.

On peut même travailler et disposer d’un revenu inférieur au seuil de pauvreté (environ 650 euros/mois). Un million de salariés sont dans ce cas, le plus souvent des femmes. On recense 3,5 million d’allocataires de minima sociaux (RMI, minimum vieillesse, etc). 86% des indemnisations chômage sont inférieures au SMIC.

 

Primauté de la rentabilité financière et des dividendes distribués.

 

Pendant ce temps ce sont rentabilité financière et dividendes aux actionnaires qui priment au détriment de l’emploi et des salaires.

Ce sont ces choix qui pèsent sur les salariés actifs et sur les Français privés d’emploi.

 

SUD-Solidaires est extrêmement attentif à cette attente.

La consigne est donnée aux équipes de forcer le patronat à valoriser plus « sérieusement » les effets du travail fourni.

Il faudra qu’un effort particulier soit apporté lors de nos négociations 2007 !!!

 

 

 

 
 

Dernière mise à jour du site le : vendredi 03 septembre 2010 - 08:06